Améliorer les transports


Favoriser la concurrence des transports en commun

Avec le rattachement du STIF à la Région Ile-de-France, il est possible d'influencer significativement la politique des transports en Ile de France. Les transports en commun en Ile-de-France coûtent beaucoup trop chers par rapport aux services qu'ils proposent. Les Franciliens qui n'ont pas de voiture sont majoritairement obligés d'utiliser les bus, les métros, les RER ou pire encore, les trains SNCF pour aller travailler. Les conditions d'utilisation sont souvent des plus désagréables et totalement inhumaines. Comment justifier des prix aussi exorbitants pour des services aussi inacceptables ? Les RER en heures de pointe ressemblent plus à des wagons à bestiaux inhumains qu'à des transports en commun. Impossible de s'asseoir, pas de climatisation, chaleur étouffante en hiver et asphyxiante en été, un mélange d'odeurs désagréables, aucune fiabilité des horaires et des retards quotidiens. En dehors de Paris, les bus et les RER sont sans conteste encore moins fiables et les retards sont devenus normaux. Ceci est tout simplement inacceptable et doit être changé. Il faut que les services proposés soient irréprochables et que les tarifs baissent significativement. A Barcelone, les tarifs sont beaucoup plus bas et les services bien meilleurs. Il est souvent possible de s'asseoir, les trains et les bus sont tous climatisés et beaucoup plus fiables. De plus, à Barcelone lorsque l'on achète un ticket de transport, celui-ci sert aussi bien pour le train que pour le bus par la suite, ce qui semble tout à fait normal. Ainsi, l'usager n'est pas obligé de racheter un autre ticket à un prix exorbitant comme c'est le cas à Paris.

Comment expliquer une telle différence entre les transports en commun de Paris et ceux de Barcelone ? Avec des prix aussi élevés, je peux comprendre pourquoi il y a autant de fraudeurs en France. En baissant les prix, les fraudeurs seront sans doute moins nombreux. Pour supprimer tous ces abus, il faut favoriser la concurrence des transports en commun. La RATP (ou la SNCF pour certains RER) a le monopole des transports en commun en Ile-de-France. Ceci n'est bien entendu pas favorable aux utilisateurs qui ne peuvent pas faire jouer la concurrence et sont obligés de " subir " le même prestataire. Sans concurrence, la RATP peut tout se permettre, elle ne risque pas de perdre ses clients. Ce monopole injuste doit cesser dans l'intérêt des utilisateurs Franciliens. Il faut s'inspirer de notre voisin anglais (avec l'exemple positif de la ville de Londres) et ouvrir notre marché des transports en commun à la concurrence afin d'améliorer la qualité des services et baisser significativement les prix. La carte orange devrait normalement coûter deux fois moins chère en généralisant la carte " ImagineR " (actuellement disponible uniquement pour les étudiants) à l'ensemble de la population. Ceci sera également l'occasion de revoir les avantages injustes dont bénéficient les cheminots français et notamment leur privilège concernant la retraite à 50 ans ! Comment cautionner cela à notre époque avec les conditions de travail que l'on connaît pour les cheminots ? Il y plusieurs décennies, cette retraite à 50 ans était tout à fait légitime et juste car les cheminots avaient des conditions de travail inhumaines (remplir leur train de charbon…) et mourraient souvent avant même leur retraite ! Mais aujourd'hui, leurs conditions de travail sont tout à fait normales, il n'est donc plus légitime de conserver ce système de retraite injuste.

Lutter contre les embouteillages

Comment expliquer que les Franciliens doivent, à chaque fois qu'ils utilisent leur voiture, perdre leur temps dans les embouteillages. Et chaque année la situation se détériore d'avantage sans que les dirigeants politiques actuels ne proposent quoi que ce soit pour améliorer la situation. C'est pourtant un problème qui touche la majorité des Franciliens et qui devrait être une des priorités du ministre des transports. Je me rappelle avoir déjà passé des heures dans les bouchons en Ile de France pour faire 45 kilomètres. Il y a des brettelles d'autoroute particulièrement encombrées (la A86, la A6, le périphérique…) vers lesquels il est urgent de trouver une solution efficace et durable. Il faut réfléchir à cette solution car elle sera sans doute complexe et très coûteuse. Plusieurs idées me viennent à l'esprit mais il faudrait les étudier avec plus d'informations avant d'aller plus loin. On pourrait par exemple construire un niveau parallèle à l'ensemble des autoroutes franciliennes les plus bouchées. Ainsi la circulation pourrait être doublé si cette option est réalisable. On pourrait également élargir les voies d'autoroute là où cela est possible… Deux premières solutions qui peuvent se compléter et lancer le débat. L'objectif final étant d'augmenter les capacités des autoroutes franciliennes afin de lutter contre ces interminables embouteillages et améliorer la vie des Franciliens.

Réduire le prix des péages et le montant des amendes

Une autre aberration est le montant exorbitant des péages français. Pour aller de Paris à Bordeaux, il faut environ débourser pas loin de 100 euros ! Sans compter le prix de l'essence. Il faut réfléchir à des solutions pour favoriser la baisse des prix des péages en le divisant au moins par deux tout en préservant un réseau routier correct. La liberté de circulation au sein de l'hexagone passe par une baisse importante des prix des péages sur les autoroutes. Une autre aberration qui ne tient pas compte des salaires des Français est le montant exorbitant des amendes. Comment accepter qu'une amende pour un mauvais stationnement peut coûter plus de 140 euros ?! Même si le stationnement se fait sur une place handicapée, il faut que l'amende soit d'un montant plus juste et non pas disproportionnée en représentant plus de trois jours de travail pour un ouvrier. Il faut que l'Etat soit plus tolérant à l'égard des automobilistes qui dépensent déjà beaucoup d'argent pour leurs voitures (assurance, essence, réparations divers…) afin de pouvoir travailler. Ne les accaparons pas encore plus et soyons plus juste.

Réduire les feux de circulation

Les feux sont utiles à certains emplacements et peuvent faire perdre un temps précieux à d'autres moments lorsqu'ils sont mal placés. Aux Pays-Bas par exemple, les feux sont beaucoup moins nombreux qu'en France. Il y a même des villes où les feux n'existent pas et le code de la route est géré librement par les automobilistes et les piétons. Sans priorité, sans obligation, en totale liberté et les résultats sont épatants car ils montrent que le taux d'accident est moins important. Il semblerait que cela soit lié au fait de responsabiliser les automobilistes au lieu de les contraindre par une réglementation stricte et non flexible. Qu'attend-on pour essayer de réduire le nombre de feux en ville ? Sans aller jusqu'à copier les Pays-Bas nous pourrions instaurer, là où cela serait possible, la priorité à droite à la place de certains feux, car les feux ont la principale caractéristique d'être peut flexible et de faire perdre du temps à chaque automobiliste. Comment expliquer un feu en fonctionnement dans une ruelle déserte à trois heures du matin ? Et pourtant théoriquement devant la loi, il est interdit de passer si le feu est rouge, même si la visibilité montre clairement qu'il n'y a aucun danger. Ceci me semble être une profonde aberration qui doit être modifiée.

Augmenter la limitation maximale de vitesse

Les excès de vitesse sont courants en France et pour cause, la limitation n'est pas assez élevée. Je pense qu'il faudrait augmenter la limite sur les autoroutes de 20 km/heure. L'augmentation de la vitesse sur autoroute n'est pas dangereuse en soit et elle permettrait aux automobilistes de moins faire d'excès de vitesse car la limitation serait plus adaptée à la réalité. Il faut par contre être intransigeant avec les excès de vitesse en ville. Ces dépassements de vitesse sont extrêmement dangereux et sont souvent pratiqués par des jeunes conducteurs qui veulent bêtement frimer. Totalement inconscients, ils méritent une sanction exemplaire et une surveillance accrue (ce qui est loin d'être le cas).

Interdire les véhicules bruyants et polluants

C'est incroyable ce qu'un petit scooter peut être bruyant et déranger un quartier entier par son simple passage. Pourtant, la police réagit rarement alors que la situation est dérangeante pour le plus grand nombre. Il faut que cela soit une priorité pour la police qui doit être à l'affût des bruits au sein des villes et pénaliser fermement les conducteurs des engins bruyants en les obligeant à réparer leur véhicule afin qu'ils soient le plus silencieux possible. La même politique doit être appliquée pour les véhicules polluants. Il est inadmissible qu'à notre époque (réchauffement de la planète, pollutions diverses…) les voitures trop polluantes circulent en toute impunité. Il faut définir une limitation de pollution autorisée et dès que celle-ci est franchie par un véhicule, la sanction doit être des plus exemplaires (immobilisation du véhicule jusqu'à sa mise aux normes…).

 

 

Une redistribution des richesses plus juste...