Une redistribution des richesses plus juste

 

Lutter contre les indemnités de départ des PDG

La redistribution des richesses dans le monde, et particulièrement en France reste totalement injuste. Je me suis rendu compte de cette aberration lorsque j'ai appris que mon ancien PDG de l'entreprise où je travaillais (comme responsable de magasin) gagnait 83 000 euros… par mois ! ! ! (source syndicale) J'ai vraiment été choqué ! De quel droit le dirigeant d'une entreprise pourrait percevoir en un mois ce qu'un simple smicard toucherait en 8 ans ! ! ! Où est la justice dans tout cela ? ! C'est une redistribution des richesses et de l'effort totalement injuste et qui nuit à la société toute entière. Comment peut-on vivre décemment et espérer éduquer ses enfants dignement avec le SMIC (environ 1000 euros), lorsqu'il y a le loyer à payer, l'alimentation, les charges… ? Avoir une voiture, épargner en pensant à l'avenir semble impossible. Il ne faut pas s'étonner de voir que la croissance ne revienne pas. Un autre exemple choquant concerne le licenciement en 2005 du PDG de Carrefour qui aurait touché 38 millions d'euros d'indemnité de départ. Cela ne doit pas arriver dans un pays comme la France. Il faut réglementer les indemnités de départ des PDG en taxant fortement toute indemnité supérieure à un certain montant par exemple et en redistribuant cette argent aux salariés.

Inciter fortement les salariés à devenir actionnaire de leur entreprise

Qui sont les véritables bénéficiaires d'une entreprise ? Ce sont les gros actionnaires qui décident et qui jouissent des bénéfices de l'entreprise. Cela me semblerait plus sain que les employés d'une entreprise soient également les plus grands actionnaires de celle-ci à travers la réunion de l'ensemble de leurs actions représentée par un des salariés. Les décisions seraient ainsi plus justes, avec une vision sur le long terme qui placerait l'humain au centre de sa prise de décision. Surtout lorsque l'on voit les résultats impressionnants des grandes entreprises françaises pour l'année 2004 : + 100%, + 50%… Et l'ensemble de ces augmentations ne profiteront essentiellement qu'aux actionnaires sans grande répercussion sur les salariés. Alors que si les salariés étaient les actionnaires de leur entreprise, ils seraient récompensés avec justice. Mais il faudrait encore que les employés de leur entreprise soient relativement nombreux et s'associent ensemble afin de pouvoir être majoritaire et peser sur les décisions. L'Etat doit inciter les salariés à s'investir dans leur entreprise en tant que groupe d'actionnaire. En investissant dans leur entreprise, les salariés pourraient également récolter les fruits de leur effort de travail à la fin de chaque année. Ainsi, une redistribution des richesses plus juste verrait le jour. Ces actionnaires pourraient d'ailleurs choisir leur PDG et son salaire sans sombrer dans des abus injustifiés. Le capitalisme serait moins injuste et serait paradoxalement associé à une forme de communisme.

Augmenter le SMIC de 300 euros en cinq ans

Je pense que le SMIC pourrait être augmenté de 300 euros sur une durée de cinq ans (soit 60 euros par an !), en diminuant pour cela les taxes patronales. Ainsi le dirigeant d'entreprise paierait moins de taxe à l'Etat et participerait à l'augmentation du salaire de ses employés. Cela aurait plusieurs effets positifs. D'une part, cela motiverait plus les personnes à travailler au lieu de rester assisté (avec le RMI…). La différence entre ceux qui travaillent et ceux qui sont assistés serait d'autant plus importante. Le pouvoir d'achat serait également beaucoup plus grand, ce qui profiterait à tous les commerces et participerait à un retour de la croissance par une relance de la consommation. Il est normal de voir les difficultés de recrutement que rencontrent le secteur du bâtiment lorsque l'on voit les conditions difficiles de ces métiers et le montant des salaires. Les salaires sont beaucoup trop bas dans ce secteur ; en augmentant le SMIC c'est le travail que l'Etat valorise. Enfin, les gens seraient plus heureux et pourraient se projeter dans l'avenir. Même s'il faudra faire bien attention que cette augmentation sans précédent ne soit pas accompagnée par une augmentation équivalente du coût de la vie.

Mais pour réaliser cette réforme qui me semble fondamentale pour l'avenir de la France, il faut réfléchir à alléger le poids de l'Etat (recettes et dépenses à reconsidérer lors de la réforme de l'Etat). Je ne suis motivé et aveuglé par aucune idéologie (l'ultra socialisme ou l'ultra libéralisme), je souhaite juste que la France soit un pays où la richesse soit distribuée de manière un peu plus juste tout en tenant bien sûr compte du contexte international. En surtaxant les plus favorisés, nous risquons de voir la France désertée par ses élites. C'est pour cela, qu'il me semble important (par soucis d'efficacité et de réalisme) de ne pas essayer de réformer avec trop d'excès la redistribution des richesses. Car la majorité des dirigeants d'entreprise ou des privilégiés décideraient de quitter notre pays. Pour une réforme encore plus juste et plus forte, il faudrait l'appliquer au niveau mondial (à travers une instance internationale telle l'ONU…) mais au jour d'aujourd'hui, cela me semble presque impossible. Qui sait, peut-être dans quelques décennies…

Baisser les prix significativement dans la grande distribution

Paradoxalement, depuis le passage à l'euro, qui avait pour objectif premier de lutter contre l'inflation, les prix ont flambé comme jamais. La grande distribution est sans conteste la grande gagnante de cette hausse spectaculaire. Il faut trouver une solution pour faire baisser significativement les prix… non pas de 1 ou 2% mais d'au moins 10%. Je pense qu'il doit être possible d'arriver à un accord avec les distributeurs et les principaux fournisseurs en procédant à des négociations. En sachant que si les négociations ne trouvaient pas d'issue, il faudrait voter une loi qui incite les grandes surfaces à baisser leur prix significativement sur une période relativement courte. Il faudrait réfléchir à une telle loi afin qu'elle ne puisse pas être contournée. Par exemple, on pourrait inventer une surtaxe sur les bénéfices des grandes surfaces qui n'ont pas pratiqué cette baisse de prix. Je pense qu'il est dans l'intérêt des grandes surfaces de voir les prix baisser car il y aura plus de vente et donc une marge certainement plus grande. Les Français ont perdu une grande part de leur pouvoir d'achat lors du passage à l'euro, il est temps qu'ils le retrouvent.

Une délocalisation bénéfique au développement du monde et à la baisse des prix

Il est difficile de voir certaines entreprises françaises quitter la France pour délocaliser leurs usines. Mais c'est malheureusement inéluctable pour certains secteurs (tel le textile, l'électronique…) car il est parfois huit fois moins cher de faire un même produit en Chine qu'en France. Cette situation est difficile pour certaines de nos industries mais elle est finalement positif pour l'ensemble des consommateurs français car les prix seront logiquement huit fois moins chers ! Bien sur l'inconvénient est la perte d'emploi que cela va créer en France. Selon moi, la situation est loin d'être aussi catastrophique que nous le montrent les médias. A nous de nous adapter et de développer des secteurs viables économiquement dans le secteur tertiaire, tels les services, la restauration, le tourisme (qui a un potentiel énorme avec l'arrivée massive des chinois), les domaines intellectuels, le commerce, la technologie de pointe (TGV, Airbus, Ariane, les satellites)… Cela nous laisse beaucoup de secteurs qui ne craignent pas d'être délocalisés et à nous de nous adapter au mieux aux économies viables en innovant tout en profitant d'une baisse significative des produits délocalisés. En étant positif on peut même se dire que la délocalisation est une redistribution des richesses au niveau mondial et qu'elle participe au développement des pays plus pauvres.

Contrôler et réguler la répercussion de la baisse des prix liées aux délocalisations

Cela fait des mois que la France voit ses importations venant de Chine augmenter considérablement et pourtant il n'y a aucune baisse de prix auquel le consommateur puisse profiter. Alors qu'en Grande-Bretagne les prix ont déjà chuté de 15% en ce mois de mai 2005. Comment expliquer cette différence de réactivité et surtout de la probable mauvaise volonté de la part des distributeurs français ? Que font nos hommes politiques pour changer cela? La délocalisation est un mal inévitable qui doit apporter un avantage au consommateur : une baisse importante des prix. L'Etat doit veiller à ce que cela se produise et ne pas hésiter à intervenir si les bénéfices des distributeurs sont trop importants et non répercutés sur le prix de leur produit. Les sanctions doivent être exemplaires et lourdes financièrement afin que les distributeurs soient les plus réactifs possible à la baisse des prix liées aux délocalisations.

 

 

Le droit à la propriété...