L'école

 

Un système éducatif centré sur l'élève

L'Education est sans aucun doute ce qu'il y a de plus important dans notre société. C'est de l'Education que dépendra l'avenir de notre société… Selon moi, il est primordial de privilégier l'égalité pour un enseignement juste centré sur les élèves. Le système éducatif actuel est malheureusement axé autour des enseignants et ne tient pas assez compte des besoins de l'ensemble des élèves. Combien de mauvais professeurs ont pu ponctuer notre scolarité ? Et jamais personne pour changer quoi que ce soit. Ces professeurs ont pu faire leur carrière sereinement malgré leur médiocrité d'enseignement. Ce sont nos enfants qu'ils forment et donc des centaines de jeunes individus à qui ils peuvent apporter du savoir ou de l'ennui. Ils ont une telle responsabilité qu'ils doivent être épaulés, surveillés, formés tout au long de leur carrière (en fonction de leur lacune pédagogique) afin que chacun de nos professeurs soit performant et stimulant pour l'ensemble des élèves.

Je propose donc de renforcer les contrôles et les suivis de chaque professeur de collège et de lycée. Je parle ici de contrôles différents de ceux qui ont lieu actuellement, à savoir des contrôles qui restent trop rares et surtout où le professeur est averti de la venue d'un inspecteur, quelle aberration ! C'est d'ailleurs comme par hasard toujours le meilleur cours de l'année où le professeur est clair, pédagogue et patient. Il faut des contrôles surprises avec des inspecteurs pédagogues et compétents (ce qui n'est pas non plus souvent le cas). Des inspecteurs humains, ouverts, pédagogues et motivés pour l'intérêt des élèves. En plus d'une visite surprise, l'inspecteur devra tenir compte des remarques des élèves et faire son jugement à travers ce qu'il a vu et les commentaires des élèves (à travers des questionnaires anonyme rempli par chacun des élèves). Il faut ne pas hésiter à remplacer rapidement et momentanément un professeur incompétent, le temps de le former en vue de son amélioration.

Favoriser le travail en équipe et la solidarité

La compétition fait rage dès l'école primaire entre les différents élèves et ceci à travers la comparaison des notes, le classement des élèves... Ceci n'est pas propice à l'épanouissement et à la confiance en soi de l'ensemble des élèves. Au lieu de favoriser le travail en équipe et la solidarité entre les élèves en proposant de travailler en petit groupe, l'école primaire actuelle sanctionne systématiquement les élèves par des examens notés et sources de stress. Chaque élève a son propre rythme, c'est aux professeurs de s'adapter en proposant des méthodes pédagogiques basées sur le partage, les jeux… et non sur la compétition.

Des classes adaptés en fonction des établissements et des journées moins lourdes

Comment vouloir enseigner correctement une matière avec parfois plus de trente cinq élèves pour un établissement difficile ? Ceci me semble relever du miracle et surtout nuit aux élèves et aux professeurs (qui sont démotivés et perdent la foi en leur profession). Il faut adapter le nombre d'élèves aux différents établissements. Un grand collège ou lycée parisien peut sans difficulté avoir des classes à trente ou trente cinq élèves, alors que cela est impossible à gérer pour une ZEP. Je propose donc de réduire considérablement le nombre d'élèves par classe en augmentant le nombre de professeur et les classes dans les établissements difficiles. Ainsi, l'injustice qu'il peut y avoir entre les " bons " établissements et les autres se trouverait réduite. Les journées des collégiens et des lycéens me semblent beaucoup trop lourdes. Comment peut-on être performant lorsque l'on est adolescent et que l'on peut avoir cours six jours par semaines avec des heures de cours qui s'échelonnent de 8h à 17h ? Ceci me semble inhumain pour ces jeunes à qui, en plus, on demande de travailler à la maison.

Il faut changer cela pour rendre l'école plus agréable et efficace. En allégeant un peu le programme scolaire (sans le dévaluer), je propose d'instaurer la semaine de trente heures maximum pour les collégiens et lycéens. Soit six heures de moyenne par jour (9h à 16h). En plus du travail à la maison, cela me semble déjà consistant pour un adolescent. Ainsi, avec cette réduction d'heure hebdomadaire, les jeunes auraient accès à cinq heures de cours particuliers hebdomadaires s'ils sont volontaires. L'école serait moins synonyme de contrainte et de " gavage " théorique mais perçu plus positivement par les jeunes qui seraient plus heureux au sein de leur école. On aurait ainsi une école plus juste, plus égalitaire et donc plus efficace.

Proposer des cours particuliers intensifs pour les élèves en difficultés

Les élèves en difficultés sont en générale les jeunes qui n'ont pas la chance d'avoir un environnement favorable aux études. Avec des parents d'origine étrangère qui ne peuvent les aider lorsqu'ils ont des difficultés scolaires. La disproportion entre une famille bourgeoise parisienne et une famille d'origine étrangère de la banlieue parisienne est titanesque, il y a un fossé difficilement franchissable. La famille bourgeoise pourra apporter une aide régulière à ses enfants, elle pourra également discuter de politique lors de repas de famille ou d'actualité, d'histoire, littérature, elle intéressera ses enfants au monde et leur donnera le goût de la connaissance en les aidant à chacune de ses difficultés. Alors qu'une famille plus modeste n'aura souvent ni le temps, ni les connaissances, ni les moyens pour leur donner ce goût des études et du savoir. Comment des parents illettrés pourraient-ils aider leurs enfants lorsqu'il ont déjà des difficultés à lire ou à écrire ?

Il est prouvé que c'est l'environnement familiale qui contribue de manière décisive au succès scolaire des élèves et c'est à ceux qui n'ont pas eu la chance de naître dans un environnement favorable aux études qu'il faut tendre la main et faire preuve de solidarité. Je propose donc de favoriser les heures supplémentaires des enseignants qui pourraient avoir une permanence de cinq heures par semaines pour animer des petits groupes de travail autour des jeunes en difficultés. En plus d'aider significativement ces jeunes, ces petits groupe de travail favoriseraient sans doute les liens entre les élèves et les professeurs. Cette initiative d'Etat serait avant tout basé sur le volontariat. Volontariat des professeurs qui souhaitent aider des jeunes en difficultés (tout en percevant un salaire supérieur) et des jeunes volontaires pour s'améliorer et mieux comprendre leurs cours. Je pense qu'il faut que les jeunes aient envie d'apprendre, on peut les inciter mais les forcer serait contre productif. Ainsi ceux qui auront la volonté de s'en sortir en aurait les moyens.

Adapter les matières scolaires au monde

La Chine est un pays en pleine expansion et c'est certainement la puissance économique de demain. Il me semble donc urgent d'axer notre politique éducative en prévision de cette expansion future. Pourquoi la langue chinoise ne serait-elle pas proposée dés le collège comme langue vivante ? Cela serait un avantage certain d'avoir une génération de français qui maîtriserait un peu cette langue tout autant au niveau économique que touristique. Il faut savoir que Paris attire de plus en plus de chinois chaque année et que ce marché va exploser d'ici très peu d'années. La France sera le pays qui recevra le plus de Chinois qui seront de loin les touristes les plus nombreux. Qu'attendent nos dirigeants pour proposer massivement le Chinois dès le collège au côté de l'anglais et de l'espagnol ? Je propose également d'instaurer un cours d'éducation civique et politique mais de manière ludique en expliquant aux jeunes l'importance des valeurs françaises, des Institutions, de l'Europe au travers de débat et d'intervention extérieure…

J'ai été choqué de voir l'ignorance des jeunes lors du débat présidentielle pour le " Oui à la constitution européenne " (avril 2005). Il me semble urgent d'expliquer aux jeunes l'importance de la politique française, en réfléchissant à proposer ce type de matière sous forme de débat, d'échange, d'intervention de professionnels (des députés qui iraient dans les écoles de leur circonscription, des ministres… qui viendraient une fois par semaine dans des écoles expliquer et valoriser la politique) afin de la rendre intéressante aux jeunes et de leur donner une culture politique qui les intéresseraient à la chose publique. Enfin, il me semble primordial d'instaurer une formation de premiers secours (AFPS) dès l'entrée au collège. Tout le monde peut avoir le potentiel de sauver une vie. Pour cela, il doit savoir comment et à quel moment faire un bouche à bouche ou un massage cardiaque. Je propose donc d'instaurer une formation de premiers secours dés l'entrée au collège et la réactualiser tous les deux ans et ceci jusqu'à l'université.

Instaurer l'uniforme au collège

Une discrimination se forme dès l'entrée au collège entre ceux qui peuvent se permettre d'avoir des vêtements de marque et les autres (considérés comme ringard). Ainsi, des adolescents sans vêtements de marque se voient rejetés par les autres et souffrent de cet isolement injuste et inacceptable. Il suffit de voir les cours de récréation au collège pour voir cette surenchère. Pauvres parents modestes qui doivent dépenser des petites fortunes dans l'habillement de leur enfant, au lieu de consacrer cet argent à de meilleures vacances, ou à des séjours linguistiques… Je propose donc d'instaurer le port de l'uniforme au collège afin de lutter contre toute forme de discrimination ou d'injustice sociale basées sur les apparences. Chaque collégien portera un uniforme fourni par le collège ou par des magasins spécialisés comme c'est le cas au Royaume-Uni. Il y aura certainement des discriminations qui se poursuivront à l'extérieur des collèges mais à l'intérieur de ceux-ci, chaque collégien aura la même tenue vestimentaire et ne sera donc plus victime de cette sélection superficielle.

Des passerelles toujours ouvertes

Il faut à tout pris ouvrir l'école sur la société en évitant de rejeter la moindre personne qui serait motivé pour continuer ses études. Aujourd'hui, il est presque impossible pour un jeune qui a arrêté l'école après 16 ans de reprendre un cursus de son choix (en fonction de son niveau scolaire). Le système (à travers le rectorat) le rejette et n'essaye pas de l'aider ou essaye à tout pris de le replacer dans un cursus d'apprentissage sans tenir compte de ses aspirations. L'école doit au contraire être un lieu d'accueil car c'est à travers elle que la société peut espérer s'améliorer. Malheureusement, l'école d'aujourd'hui ressemble plus à un sanctuaire où chaque filière, chaque formation est cloisonnée. Par exemple, un jeune apprenti en CFA (Centre de Formation d'Apprentis) qui vient de terminer son cursus en CAP Plomberie n'aura pas la possibilité de reprendre un cursus différent ou même de rejoindre la filière générale s'il le souhaitait. Il peut espérer tout au plus continuer dans son domaine de spécialité même si celui-ci ne correspond plus à ses aspirations. Une fois en dehors du système éducatif " classique " (collège, lycée), les passerelles sont définitivement fermées. Je propose donc d'ouvrir ces passerelles et de faciliter les orientations entre les différentes filières ou formations en fonction de la motivation et du niveau de chaque candidat. Personne ne doit être abandonné et rejeté de l'école car elle est le lieu d'intégration républicaine par excellence et de ce fait, elle se doit d'être généreuse et de montrer l'exemple.

Plus de flexibilité pour la durée des formations

Il faut également plus de flexibilité dans la durée de chaque formation. Le BEP ou le Baccalauréat professionnel qui se prépare chacun en 2 ans pourrait assez facilement être réduit de moitié en fonction des candidats et de leur vécu (expérience précédente…). J'ai moi-même obtenu un CAP Plomberie et, grâce à la générosité d'un proviseur, j'ai pu effectuer un BEP en un an suivi d'un Bac pro en un an, soit deux années intensives au lieu des quatre réglementaires. Le rectorat avait refusé que je poursuive mes études et m'avait dit que je devais maintenant chercher du travail en rapport avec ma formation à l'encontre de ma motivation à vouloir poursuivre mes études. En plus d'apporter une valeur ajoutée certaine à ce type de formation (en manque de reconnaissance), cela permettrait à l'Etat de faire de sacrées économies tout en améliorant considérablement l'efficacité de ces formations.

Supprimer la sélection par les mathématiques

Les mathématiques sont souvent la bête noire des élèves en difficultés. Ce n'est pas comme l'écriture qui demande moins de travail régulier. Il suffit de ne pas suivre une partie du programme d'une matière scientifique pour être totalement largué et donc marginalisé. Il faut arrêter de sélectionner les élèves par les mathématiques. Dès le collège, la sélection est sans pitié et durera jusqu'au filtre de la 3ème et de la seconde. A combien de futurs adultes seront utiles le fait de savoir calculer une équation aux deuxièmes et troisièmes dégrée ?… Seuls les futurs scientifiques en auront l'utilité. Je propose de rendre plus flexible l'enseignement des cours à partir du collège. Chacun aurait des mathématiques mais en fonction de sa motivation à vouloir suivre dans le futur un enseignement scientifique. Ceux qui auront plus de facilité avec les lettres ou les langues pourront par exemple apprendre trois langues au lieu d'avoir autant de mathématiques que les élèves plus scientifiques.

On pourrait même aller plus loin et démocratiser les mathématiques… les rendre plus littéraires pour les personnes ayant un esprit littéraire. Les sciences de la vie ou la biologie sont des matières passionnantes lorsque l'on leur retire toutes les formules incompréhensibles et indigestes pour quelqu'un de littéraire. Ainsi, les esprits plus scientifiques pourront choisir des mathématiques avec des formules qui leur permettront d'avoir les acquis pour poursuivre des études scientifiques à partir du lycée et les esprits plus littéraires auront le choix de choisir des mathématiques plus littéraires en complément d'une langue vivante supplémentaire (chinois par exemple…) ou d'une matière politique… Les mathématiques ne doivent plus empêcher les bons élèves de poursuivre leurs études dans des voies plus littéraires. Ainsi, les mathématiques ne seront plus aussi sélectifs qu'aujourd'hui. Est-ce que Voltaire ou Rousseau avaient des excellentes notions en mathématiques ? Et pourtant cela ne change pas le fait qu'ils étaient de grands hommes qui ont révolutionné le monde.

 

 

L'université...