Changer notre politique agricole

 

Placer le consommateur au centre

L'agriculture française perd chaque année des dizaines de milliers d'emplois et les agriculteurs ne représentent plus que 4% de la population française. Elle coûte environ dix milliards d'euros à l'Union Européenne et elle aurait certainement disparu sans cette aide européenne. Notre agriculture est sous perfusion, assistée et maintenue en vie artificiellement. Sans les subventions européennes et une importante taxation des produits agricoles venant des pays extérieurs à l'Union, on peut être certain que l'agriculture française n'existerait quasiment plus. Pourquoi continuer à vouloir absolument développer une agriculture qui n'est pas capable d'être viable sans aide publique ? Pourquoi continuer à vouloir son développement au détriment des pays plus compétitifs qui apporteraient une baisse significative des prix liés aux produits agricoles ? La viande coûte beaucoup trop cher en France, elle pourrait coûter nettement moins cher si les produits agricoles des pays extérieurs pouvaient entrer librement en Europe sans être taxés à 180% pour ne pas concurrencer les produits français ! C'est le consommateur qui doit être au centre des choix politiques et en refusant la libre circulation des produits étrangers, c'est justement le consommateur que l'on spolie. Entre une agriculture qui nous coûte plus qu'elle peut nous apporter et une agriculture venant majoritairement de l'étranger et nettement moins cher, je n'hésite pas une seule seconde et j'opte pour l'intérêt de l'ensemble des Français et donc des consommateurs.

Montrer notre volonté de solidarité européenne

Il faut arrêter de vouloir absolument posséder une agriculture française si celle-ci n'est pas autonome et viable économiquement. Les dix milliards annuels de subvention européenne seraient certainement plus utiles ailleurs (aider les nouveaux pays de l'Est à se moderniser afin d'apporter de la richesse à l'Europe entière…) et cela montrerait à l'ensemble de l'Europe notre volonté de jouer en équipe et de ne pas uniquement avoir une pensée personnelle et purement nationaliste. En sachant que les subventions européennes sont normalement acquises jusqu'en 2013, je pense qu'il serait possible de proposer une aide exceptionnelle pour l'ensemble des agriculteurs français qui ne pourraient pas vivre de leur exploitation sans les subventions. Ainsi ces agriculteurs pourraient rembourser une partie de leur dette prise pour leur exploitation (charges patronales, crédits bancaires…) et bénéficier d'une aide pour une reconversion professionnelle.

Laissons une grande partie de la gestion de l'économie agricole aux pays du tiers monde

Le Brésil est sans doute le pays qui maîtrise le mieux l'agriculture, laissons le s'occuper de ce marché. Dans un monde global et sans frontière, il faut savoir reconnaître la suprématie d'un pays dans un domaine donné lorsque c'est le cas et profiter de ses produits ultras compétitifs. Axons plutôt nos efforts et nos investissements dans des domaines plus productifs tels que les services, la distribution, le commerce… En plus de cela, l'agriculture pollue notre pays comme pratiquement aucun autre secteur. Cultiver des terres et du bétail engendre une pollution massive des rivières, des nappes phréatiques et donc de l'environnement. En plus de voir les prix de la viande baisser, on pourrait améliorer significativement notre environnement. Et enfin, cela favoriserait le développement des pays plus pauvres qui pourraient se consacrer intensivement à cette industrie (je pense au Maghreb, aux pays d'Amérique du Sud, à l'Asie…). Mais cette réforme reste l'une des plus polémiques de mon projet et elle devrait certainement s'appuyer sur un référendum. En cas de trop grande source de tension, il faudrait expliquer aux Français les avantages pour eux, pour l'Europe et pour le monde. Ce serait à eux de décider directement par voie référendaire, ce qui aurait l'avantage (en cas de victoire du oui) de débloquer les tensions venant du monde agricole, afin de changer la politique agricole de la France.

 

 

Moderniser la Justice...